Quoi tu ne mets pas ton enfant à l’école ? (IEF / École à la maison)

L’école à la maison ou Instruction en famille (IEF) est loin d’être considérée à sa juste valeur. Les gens ne connaissent pas suffisamment l’école à la maison ou sont trop conditionnés par le système, et on se retrouve souvent jugés par des regards catastrophés par notre décision de ne pas mettre notre enfant à l’école traditionnelle. Parfois même des amis, de la famille, qui bien au-delà de ne pas nous manifester leur soutien, nous poussent à abandonner notre projet d’école à la maison pour retourner vers l’école traditionnelle. Je vous laisse découvrir comment on a dit stop aux regards des autres et comment on vient de se lancer dans l’aventure de l’IEF.ecole a la maison ief vaucluse nonsco84

Tu ne peux pas faire l’école à la maison quand même ?!

Déjà depuis le début, nous avions pour objectif de faire l’école à la maison. Mais les dires de chacun, le regard des autres, la décision importante pour notre enfant, le fait qu’il ait réclamé d’aller à l’école (comme ses cousins/cousines) et donc ce côté un peu “mouton” a fait qu’on l’a inscrit à l’école pour la rentrée. Première visite de découverte, avec une grosse heure de passée dans l’école et voilà qu’en fait notre petit bonhomme ne manifeste plus son envie d’y aller mais plutôt de rester faire l’école à la maison (comme on le faisait avec des jeux et découvertes). Mais alors que faire? Choisir l’IEF comme nous le souhaitions à la base ou opter pour l’école parce que c’est le parcours classique dont il est si compliqué de dériver.

Après beaucoup de temps à réfléchir sur le sujet de sa scolarité, nous avons opté pour ne pas l’inscrire tout de suite à la maternelle et de nous lancer dans l’IEF. Oui certains diront que l’IEF en maternelle ça ne compte pas, d’autres diront que notre enfant risque de ne pas être sociabilisé car il ne va pas à l’école, d’autres encore diront que cela renforcera sa timidité, tandis que certains pourraient même aller jusqu’à dire qu’on a simplement du mal à se “séparer” de notre enfant. Les mots de tous ces gens autour de nous peuvent être très durs quand on ne s’y attend pas, mais dans notre tête le cheminement était fait depuis longtemps.

Et je peux vous dire qu’après avoir discuté avec de nombreuses personnes à ce sujet, et tous les discours se rejoignaient. Et personne ne nous encourageait dans notre démarche, loin de là!

Dans le lot, seules 3 personnes nous ont manifesté leur encouragement et nous ont motivés à faire l’IEF… ça fait peu quand je vois le nombre de personnes à qui on en a parlé (familles & amis inclus).

La décision était donc prise et la directrice de l’école nous a mis à l’aise quant à l’idée de l’inscrire plus tard en cours d’année si l’enfant réclamait ou si notre avis changeait.

Alors pas de regrets ?

Non plutôt un soulagement même, quand on a annoncé à la directrice notre choix. Soulager de respecter ce qu’on souhaitait pour notre enfant et de ne pas être forcé de suivre le mouvement.

Objectif IEF, c’est parti !

Alors oui, on sait que ça ne sera pas facile tous les jours. On sait aussi que ça sera même compliqué parfois de gérer l’emploi du temps de l’école à la maison tout en travaillant et en s’occupant de tout ce qu’il y a à faire dans une vie. On connait quelques difficultés qu’il peut y avoir quand on manque de patience ou que l’on est fatigué. On découvrira aussi d’autres surprises, bonnes comme mauvaises d’ailleurs. Mais ce choix nous tenait à coeur.

  • Pas envie de cette instruction avec un nivèlement par le bas.
  • Pas envie de cette école où les besoins de l’enfant ne sont pas pris en compte car il faut rentrer dans le moule.
  • Pas envie de cet environnement où les parents laissent leurs enfants en garderie, laissant aux professeurs le rôle de faire l’éducation et non l’instruction de l’enfant.
  • Pas envie de ces classes surchargées où l’enseignant fait la police, sans avoir le temps d’écouter les difficultés et besoins de chaque enfant pour le faire évoluer à son rythme.
  • Pas envie de mettre notre enfant au milieu de cette violence physique gratuite, de cette vulgarité permanente, tout ça pour soi-disant le confronter et l’adapter au monde dans lequel on vit.

Alors peut-être qu’on n’est pas prêt à laisser notre enfant dans ce monde brutal… oui, certainement. Mais qui peut prouver qu’un enfant non scolarisé réussit moins bien qu’un enfant scolarisé ? Qui peut dire que l’instruction en famille est moins efficace qu’aller s’assoir sur des bancs dans une école ? Qui peut dire qu’à 3ans on est prêt à vivre ça, ou à 7 ans, ou à 10 ans? Bref comme disait Tonton David :

Chacun sa route
Chacun son chemin
Chacun son rêve
Chacun son destin
[…]

Passe le message à ton voisin

Et le côté “sociable” on en parle ?

  • Les réseaux IEF Vaucluse et Nonsco 84

Quand on se lance dans l’IEF, la première difficulté qui est remontée c’est le côté “sociable” chez l’enfant. Après avoir effectué pas mal de recherches, il se trouve qu’il existe pas mal de réseaux autour de l’IEF, des parents qui se regroupent pour laisser les enfants profiter de temps ensembles autour d’un potager, de cabanes dans des forêts, de visites dans des musées, parcs, des sorties diverses et variées. Le réseau nonsco fonctionne à priori plutôt bien car les personnes sont très investies et très soucieuses des besoins de chacun. Pour notre part c’est vers le réseau nonsco84, les enfants qui font l’IEF dans le Vaucluse, qui nous a poussés à faire le pas. En effet les parents de l’IEF Vaucluse sont très ouverts, ils se regroupent via les réseaux et organisent des sorties d’enfants non scolarisés en région PACA ou plus particulièrement dans le Vaucluse. Pour l’instant nous n’avons pas encore pris le temps de nous joindre à eux lors des sorties mais cela devrait se faire prochainement.

  • Le sport, même à 3 ans !

Oui le sport est très présent chez nous que ce soit pour nous les parents comme pour lui en tant qu’enfant. C’est un excellent moyen pour nous de lui apprendre de nombreuses valeurs qui nous sont chères. Chacun opte pour les activités qu’il souhaite pour son enfant. Pour nous ce sera le sport. Pas évident de trouver des sports qui acceptent les enfants si tôt cela dit (notre enfant a eu 3 ans). En formant des groupes on peut réussir à trouver des sports qui prennent même les plus petits, c’est ce qu’on appelle le baby sport. Pour notre part on a trouvé quelques activités pour les baby (3 à 5 ans) : le baby badminton, le baby gymnastique, le baby tennis, le baby judo, le bébé nageur, le ski. Et il y en a certainement beaucoup d’autres, si on crée des petits groupes, certains entraîneurs sont très motivés à monter ce genre de projets.

Et le programme dans tout ça  ?

Bien qu’il y ait un programme d’éducation nationale pour les maternelles comme pour les plus grands, il est tout à fait possible de leur enseigner toutes les compétences au travers d’activités ludiques, jeux, etc. Alors on a fait le plein de cahiers d’activités, et on a commencé à se pencher vers de nombreux sites d’IEF qui donnent des idées de jeux et activités pour les enfants – et pas forcément par âge d’ailleurs. D’autres articles suivront pour présenter ces sites et ressources, quand on aura suffisamment étudié le sujet pour en parler plus en profondeur.

En attendant vous pouvez regarder pas mal d’idées de livres et activités à la maison.

Pour ceux et celles qui veulent s’exprimer c’est en dessous dans les commentaires.

Alizée de Formatfamille

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

J'accepte la politique de confidentialité du site

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.